Google nous a dit ce qui ne compte pas en SEO — certaines agences n'ont pas suivi
Le guide de démarrage SEO officiel de Google énumère sept choses qui n'ont pas d'effet réel sur votre classement. La moitié apparaissent encore sur les factures d'agences.
Sujet inspiré par le Guide de démarrage SEO officiel de Google. Toute la recherche et l'analyse sont les nôtres.
Google publie et tient à jour un guide de démarrage SEO — ses instructions officielles, en langage clair, pour quiconque gère un site web. Vers le bas de la page, il y a une section qui devrait être une lecture obligatoire pour tout propriétaire de petite entreprise qui a déjà reçu un appel de vente au sujet du référencement : « Les choses sur lesquelles nous croyons que vous ne devriez pas vous concentrer. »
C'est Google. Qui vous dit. Ce qui ne compte pas.
Si une agence vous a déjà vendu un forfait SEO, il y a de bonnes chances qu'au moins un des éléments de cette liste se soit retrouvé sur la facture.
Les sept choses qui, selon Google, ne comptent pas
1. Les mots-clés méta. La balise invisible en haut d'une page qui servait à énumérer vos mots-clés cibles. Google a cessé de s'en servir pour le classement il y a plus de dix ans. Toutes les grandes publications SEO — Moz, Ahrefs, Semrush, Search Engine Land, Search Engine Journal — sont d'accord. C'est mort. Si une proposition parle d'« optimisation des mots-clés méta », c'est un signal.
2. Le bourrage de mots-clés. Répéter la même expression encore et encore dans la page (« Si vous cherchez un plombier à Montréal, nos services de plomberie à Montréal sont la meilleure plomberie de Montréal à Montréal... »). Google traite ça comme du spam et le pénalise. Semrush a ajouté une nuance en 2025 : le même comportement nuit maintenant aussi à votre visibilité dans ChatGPT et les autres outils de recherche IA. Même signal, même problème.
3. Les mots-clés dans le nom de domaine. montrealplumbing.com ne se
classe pas plus haut que acmeplumbing.com pour « plomberie Montréal ».
John Mueller, de Google, l'a confirmé : « Vous n'obtenez pas de bonus
spécial parce qu'un mot-clé se trouve dans votre domaine de premier
niveau. » Il y a un autre bénéfice, bien réel : un domaine clair et
mémorable peut faire monter le taux de clics quand les gens vous voient
dans les résultats. Mais aucun gain direct au classement.
4. Un nombre minimum de mots. Il n'y a pas de chiffre magique. 500 mots, 2 000 mots, 300 mots — Google n'a aucun seuil de longueur. Vous verrez des propositions d'agences exiger « des articles de blogue d'au moins 1 500 mots ». Ça ne vient pas de Google. Le contenu long est bel et bien corrélé à de meilleurs classements dans les études de l'industrie, mais la cause, c'est que le contenu long a tendance à couvrir les sujets plus à fond, pas la longueur en soi. Étirer une idée de 500 mots jusqu'à 2 000 mots la rend pire, pas meilleure.
5. Sous-domaines contre sous-répertoires. Que votre blogue vive à
votresite.com/blog ou à blog.votresite.com n'a aucun effet direct sur
le SEO. Ahrefs l'a écrit dans le titre même de son article :
« Subdirectories are not better than subdomains for SEO. » Une nuance
pratique : si un sous-domaine est mal relié à votre site principal,
Google peut le traiter comme une propriété distincte, ce qui peut
fragmenter votre visibilité. Mais le choix en soi n'est pas un facteur de
classement.
6. Le PageRank (la mesure publique). La vieille barre verte qui affichait votre « score PageRank » a été retirée en 2016. L'idée derrière — que les liens venant de sites de confiance transmettent de l'autorité au vôtre — reste vraie, mais une fuite de données de Google en 2024 a révélé qu'il en existe maintenant plusieurs versions internes, pas un seul chiffre simple. Plus important encore, Gary Illyes, de Google, a dit en avril 2024 : « Nous avons besoin de très peu de liens pour classer des pages. » Les liens comptent moins qu'avant. Si une agence vous vend « 500 backlinks par mois », partez.
7. Le nombre et l'ordre des titres. Avoir cinq H2 au lieu de trois ne vous classe pas plus haut. Placer votre H2 avant votre H3 est bon pour l'accessibilité, pas pour Google. Une nuance pratique : une hiérarchie de titres bien structurée peut améliorer vos chances d'être retenu pour un extrait optimisé ou une réponse générée par l'IA. Structurez pour le lecteur, pas pour le robot d'exploration.
Ce qui compte vraiment, selon le même document de Google
Le reste du guide est court et précis :
- Un site que Google peut explorer et indexer. Pas de balises
noindexpar accident, pas de murs JavaScript, un plan de site qui fonctionne. - Du contenu qui répond à une vraie question. Écrit pour une personne, pas pour un mot-clé.
- Des titres et des descriptions clairs. C'est ce qui convainc quelqu'un de cliquer depuis la page de résultats.
- Des liens vers des choses pertinentes — autant des liens sortants vers des sources crédibles que des liens internes entre vos propres pages.
- La promotion. Qu'on parle de vous là où vos clients traînent déjà — pages communautaires, répertoires locaux, blogues pertinents.
C'est tout. La vraie liste de ce que Google récompense est plus courte que la plupart des factures d'agences. On a détaillé à quoi ressemble cette liste plus courte quand elle est vraiment intégrée au site web d'une entreprise de services locale dans la structure de pages qui fonctionne vraiment pour le SEO local.
Comment évaluer une agence avec cette liste
Avant de signer quoi que ce soit, demandez les livrables par écrit. Ensuite, croisez-les avec la liste des choses à ne pas prioriser. Si plus d'un élément s'y retrouve, vous payez pour du théâtre. Si la réponse à « qu'est-ce que ça va changer concrètement sur mon site » se résume à des balises méta, à de la densité de mots-clés, à des URL qui reprennent le mot-clé ou à des articles de blogue de 2 000 mots selon un calendrier, c'est le signal de partir.
Un bon SEO pour une entreprise locale, c'est surtout plate. Un site rapide, honnête, utile. Des descriptions claires de ce que vous faites et d'où vous le faites. Assez de vraies citations et de vrais liens pour que Google croie que vous existez. C'est ça, l'essentiel de la partie — et presque rien de tout ça n'apparaît sur la liste des sept choses à ne pas prioriser.
Si vous voulez un avis franc sur ce dont votre site actuel a besoin (et sur ce dont il n'a pas besoin), c'est le genre de chose qu'on fait bien.